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Comment les fonctionnalités virtuelles pourraient-elles répondre à certains objectifs environnementaux ?

Enjeux environnementaux et Metavers

 

Un mercredi sur deux, h/commerce vous fournit une analyse approfondie des tendances les plus impactantes qui restructurent le secteur du retail.

Les consommateurs sont de plus en plus préoccupés par les émissions carbone, la consommation incessante de biens, la production de déchets et de résidus, etc. Cela conduit les marques à devoir adopter de nouvelles approches et mettre en place de nouveaux moyens pour offrir des options plus durables à leurs clients.

Lorsque nous évoquons le sujet avant-gardiste des fonctionnalités virtuelles telles que les métavers ou les NFT (jetons non fongibles), nous parlons souvent de la complexité de leur origine et de la profondeur avec laquelle elles pourraient révolutionner le monde qui nous entoure aujourd’hui. Il est vrai que ces fonctionnalités vont nous faire basculer presque totalement dans une vie virtuelle, ce qui peut parfois générer des controverses.

Cependant, les fonctionnalités virtuelles telles que les métavers, les NFT ou même le commerce social sont également susceptibles de réduire considérablement les émissions carbone en remplaçant les biens et services physiques par des biens et services numériques.

Dans le monde de la mode, par exemple, de plus en plus d’innovations mettent en œuvre des fonctionnalités virtuelles pour atteindre certains de leurs objectifs environnementaux.

Pour leur part, les magasins de détail traditionnels ont toujours rencontré des difficultés liées à l’empreinte environnementale qu’ils génèrent lors de la production ou de la distribution de leurs produits. La création de magasins virtuels dans des espaces en 3D est un bon moyen de commencer à réduire de manière significative les émissions nocives, et c’est aussi une option qui permet à la marque d’être créative et innovante. Par conséquent, les magasins seront beaucoup plus proches du client car ils seront à portée de main et même de doigts.

La chaîne d’approvisionnement bénéficiera également de ces transformations technologiques.

Pour de plus en plus d’offres dans le secteur de la vente au détail, la technologie est un élément à part entière dans leurs écosystèmes.

Le commerce, et particulièrement l’industrie de la mode, se dirigent vers un modèle plus durable grâce aux fonctionnalités virtuelles

Les actifs numériques 3D jouent un rôle crucial dans le secteur de la mode en termes de respect de l’environnement. En étant en mesure de mettre des produits 3D à la disposition des consommateurs, la production d’articles est fortement réduite, et le nombre de ressources nécessaires au développement des collections est minimisé.

Certaines initiatives telles que celles des marques DressX ou Fabricant ont obtenu de bons résultats. En devenant 100% numériques, elles économisent 346 698 litres d’eau par an ou 2 525 kg de CO2.

De nombreuses autres initiatives montrent comment les marques réduisent leur impact sur la planète en recourant à des fonctionnalités virtuelles :

  • Tommy Hilfiger troque le papier contre le digital pour son processus de designing  

La célèbre marque de mode Tommy Hilfiger s’est totalement dématérialisée en ce qui concerne la conception de ses vêtements. La maison a modifié son processus de conception, passant de l’esquisse sur papier à la technologie de conception 3D pour toutes les équipes impliquées dans le process de conception de vêtements chez Tommy Hilfiger. La marque a déjà réussi cette transformation pour sa campagne du printemps 2022.

 

  • Guerlain s’engage pour l’environnement en France grâce aux NFT’S

Guerlain montre son engagement en faveur de l’environnement en lançant une collection de NFT dédiée à la protection de la biodiversité. Le 19 avril, une collection de 1828 NFT appelée « Reaverse » a été mise en vente pour incarner des valeurs en faveur de la planète. Cette vente est réalisée pour soutenir le réensauvagement de 28 hectares de réserve naturelle dans la Vallée de la Millière, projet mené par Yann Arthus-Bertrand.

Le projet reçoit le nom de « In the name of Beauty » et coïncide symboliquement avec l’anniversaire de la marque. La marque n’en est pas à sa première action durable. Guerlain adapte ses nouveaux outils pour devenir « future proof ».

  •  Diane von Furstenberg et son mouvement du 2d au 3d

De son côté, l’entreprise du designer belgo-américain a également commencé à mener des actions en faveur du développement durable par le biais de transformations numériques. Elle a fait passer la conception de ses produits de la 2D à la 3D, ce qui signifie qu’il est possible de remarquer les défauts des produits ou de leur fabrication avant qu’ils ne soient envoyés à la production.

L’entreprise travaille sur de nouvelles fonctionnalités du site web qui permettraient aux consommateurs de modifier les produits à leur goût (en termes de taille ou de couleurs) afin de limiter la production de masse des articles.

  • Carrefour parie sur la transparence en ayant recours à la blockchain

    Carrefour offre plus de transparence à ses consommateurs en utilisant la technologie blockchain sur ses propres produits bio. La provenance des produits bio est un sujet de préoccupation pour les consommateurs, qui exigent des produits qualitatifs et répondant à leurs attentes. Or, ce n’est pas toujours le cas.

    Les consommateurs pourront accéder à toutes les informations sur le produit en scannant le QR-code présent sur son étiquette. Ainsi, ils connaîtront l’origine du produit, sa qualité et obtiendront un document certifiant que le produit est bien biologique.

    Le distributeur est le premier à appliquer cette technologie à ses produits biologiques de marque propre.


    En quoi est-ce intéressant ?

     

    De plus en plus de marques s’engagent en faveur de l’environnement via de nouvelles opérations numériques. Les boutiques en ligne réduisent l’impact environnemental et peuvent créer une expérience plus inclusive pour les acheteurs. Nous observons une nette tendance à intégrer la 3D dans les pratiques commerciales et à mettre en place des boutiques 100% virtuelles.

    L’utilisation de la technologie, en plus d’améliorer l’expérience du consommateur, est aussi un moyen de contribuer à la sauvegarde de l’environnement.

    Si l’on considère que le numérique peut également causer des dommages environnementaux, il reste encore beaucoup à faire pour devenir totalement durable, mais la technologie peut être utilisée pour développer des modèles commerciaux plus vertueux.

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    New Business:

    Maxime Sabot maxime.sabot@havas.com

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    Puteaux Cedex 92817 France

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